Webatlas est un réseau « informel » d’acteurs que j’ai eu la chance d’accompagner. S’il est difficile de trouver un dénominateur commun exclusif à cet « agrégat de personnalités », j’ai essayé néanmoins d’exposer les raisons de l’existence de ce réseau au cours d’une conférence sur l’innovation à l’Université de Technologie de Compiègne en janvier dernier…On y trouvera fait mention de quelques-uns des thèmes centraux qui ont marqué la démarche de WebAtlas ces dernières années : l’objectif de créer un champ pertinent et ambitieux de recherche au croisement de l’ingénierie de l’information et des SHS (principe du social data mining notamment), la pratique de l’indiscipline scientifique et l’affirmation d’une inscription dans les network sciences (qui n’ont pas de place reconnue en France) ou la croyance qu’il faut enseigner notre ignorance plutôt que les certitudes supposées des communautés d’experts, quels que soient les domaines, dans un monde en plein bouleversements technologiques. En un mot, l’exposé transpire de ce droit d’inventaire sur les pratiques et l’organisation de la recherche en France et sa réinvention dans notre écosystème d’innovation ascendante où se sont développés autant Linkfluence que GEPHI, l’Atelier de Cartographie ou le Navicrawler.