Vous pouvez accéder et télécharger dès maintenant une synthèse développée sur la thématique des « cartes des sciences« . La cartographie a joué, et joue toujours, un rôle central en matière de scientométrie : histoire et géographie intellectuelle des sciences, détection de domaines émergents, description de phénomènes « interdisciplinaires » constituent des domaines d’investigation où la cartographie accompagne souvent l’analyse en (co)citation, co-publications, en mots-clefs ou en descripteurs de contenus. Cette synthèse vise à faire le point sur les méthodes, les techniques, les outils mais aussi les objectifs de la « cartographie des sciences » à l’heure où se multiplient les « indicateurs » de performance et d’évaluation de l’activité scientifique et des institutions de recherche. Elle fait aussi état des apports récents issus des Network Sciences, tant sur le plan méthodologique que technologique, pour la cartographie de l’information scientifique et technique à l’heure des technologies numériques.

Il ne s’agit que d’une synthèse partielle mais argumentée de ce champ continu d’expérimentations depuis les années soixante. Si la théorie des graphes y joue un grand rôle, elle s’alimente aussi d’approches issues de l’Infovis et, depuis quelques années, des sciences du web et, donc aussi, des Network Sciences. R. Klavans, K. Boyack, K. Borner, L. Leydesdorff ou I. Rafols conduisent aujourd’hui des projets ambitieux de cartographie de l’activité scientifique dont cette synthèse fait état. Leurs travaux intéressent tout autant les grands organismes qui financent la recherche (comme la N.S.F. aux Etats-Unis), que les institutions ou les laboratoires dans leurs courses à la « visibilité » ou à « l’excellence », sans oublier les grands éditeurs comme Thomson-Reuters et Elsevier dont les données richement qualifiées en IST apparaissent indispensables à un travail de cartographie de qualité. Cette synthèse s’attache surtout à décomposer la cartographie de l’Information Scientifique et Technique comme une série d’opérations successives (et donc de choix) qui guident autant l’extraction des données, leur traitement que les types de spatialisation associés.