Voici publiée la carte des Technologies-clés 2015. En partenariat avec la DGCIS (Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services, Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie), le cabinet Erdyn a diffusé il y a quelques temps le rapport d’orientation et de prospective « Technologies-clés 2015 ». Y sont décrites 85 technologies stratégiques, regroupées en 7 familles et mesuré l’impact de chacune d’elle sur notre économie et l’industrie (Typologie et applications, enjeux et impacts, acteurs, position de la France, analyse en atouts/faiblesses/opportunités/menaces). Dans un document très bien finalisé et accessible publiquement (chaque technologie est l’objet d’une fiche type de deux pages très claires), les 85 « technologies-clés » sont aussi analysées sous l’angle de leurs relations mutuelles. Il n’en fallait pas plus pour Jean Dufour de la CCI Nord-Pas-de-Calais pour générer un fichier de graphe à partir du rapport diffusé et, pour moi, de finaliser le travail.

La vue centrale produite sous GEPHI mériterait d’être commentée en détails, notamment par les experts des domaines représentés dans le rapport pour la DGCIS (notamment la « grande » bi-partition de la carte entre Environnement-Chimie-Matériaux d’un côté et, de l’autre, les Technologies de l’Information et de la Communication). L’analyse des patterns de cette carte va s’enrichir prochainement d’une vue dynamique puisque les données 2005 et 2010 existent aussi et ont été traitées par la CCI Nord-Pas-de-Calais, en pointe aujourd’hui dans la conception d’indicateurs économiques à base de cartographie.

En attendant, une fois imprimée, cette carte constitue une boussole thématique intéressante pour accompagner la lecture du rapport en permettant d’identifier synthétiquement des segments stratégiques de notre économie. Elle est surtout destinée, comme le document d’origine,  « aux formateurs voulant offrir des perspectives, aux chefs d’entreprises et cadres à la recherche de relais de croissance et enfin aux décideurs publics, dans leurs choix et prises de décisions pour préparer l’avenir ». On peut aussi aller plus loin et enrichir le dispositif cartographique avec des données plus locales et contextuelles, comme par exemple superposer à cette première carte un graphe des compétences en matière de recherche d’un établissement ou d’une université. Cela permettrait de produire un indicateur de « proximité » entre les orientations générales et nationales et les spécificités locales (par exemple régionales ou liées à un pôle de compétitivité) issues de programmes de recherche des laboratoires. Une voie qui permettra à l’Atelier de Cartographie d’enrichir sa liste d’indicateurs auprès de grands établissement de recherche avec lesquels s’est désormais établi une collaboration.