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L’Atelier Iceberg vient de mettre en ligne son nouveau site web. Pour la petite start-up, voilà achevée une première période qui a permis à l’équipe d’explorer tous azimuts de nombreuses pistes qui conduisent des données aux interfaces, quels que soient les terrains. Parmi toutes ces activités d’intelligence des données, la cartographie a occupé (et occupe toujours) une place importante mais dans des niches maintenant identifiées: l’exploration heuristique des masses de données d’un côté (notamment avec les clients de l’entreprise), de l’autre, des opérations ponctuelles de communication visuelle et des chantiers particuliers d’interface. Autrement dit, la cartographie d’information n’est qu’un instrument parmi d’autre dans cet atelier artisanal de haute-technologie.

A l’aube d’une nouvelle phase de développement, l’Atelier Iceberg se dote d’une nouvelle organisation. L’équipe est toujours composée de Thomas Busson (co-fondateur, gérant), Thomas Dupeyrat (co-fondateur-gérant), Léo Bonnargent (co-fondateur,  développeur) et Yolaine Chirouze (data designer, en stage). Deux arrivées majeures viennent enrichir l’équipe: Alexis Jacomy (associé, développeur, leader du projet SigmaJS) et Frédéric Datachary (expert veille concurrentielle). Cette réorganisation s’accompagne, évidemment, d’une recomposition de l’offre marché, mieux définie et plus « verticalisée ».

Bien que sortant des membres associés (à mon sens, il n’entre pas dans les compétences d’un chercheur de devenir un capitaine d’industrie), je reste lié au destin de l’Atelier Iceberg puisque j’intègre « l’advisory board » de l’entreprise en compagnie de Gaëlle BRAYER (Consultante, Experte en innovation), Jean-Marc DUPEYRAT (Ancien dirigeant grand compte, Expert énergie et stratégie) et Jean-Marc SEVAULT (Consultant, Expert en stratégie d’entreprise).

boardIceberg

 

En termes métier, l’Atelier développe aujourd’hui une palette variée d’offres de services autour du design d’information ou du data design. De l’analyse de corpus de données jusqu’à la conception d’interface en passant par l’aide à la conception de systèmes d’information. Le domaine d’activité de l’Atelier reste donc, et plus que jamais, la valorisation du patrimoine informationnel des organisation, aussi bien privées que publics. L’une des spécificités de l’entreprise vient à mon sens de l’implication, voire de la coopération nécessaire des clients dans les démarches d’analyse et de conception des processus et/ou des outils. Certains parlent de « conception collaborative »; personnellement, je préfère l’expression de « design participatif » quand il faut imaginer les contours des futurs systèmes d’information des clients ou bien encore pour imaginer les formes d’une communication autour des data rendues plus pertinentes ou plus intelligentes. En ce sens, l’Atelier Iceberg reste une authentique agence de design.

Côté offre de formation, les formats de l’Atelier ont été conservés, en signalant notre volonté affichée désormais de dédier une série de séances d’apprentissage à Gephi. Parfois complexe à utiliser et pas toujours évident à manipuler, Gephi reste néanmoins le seul outil de réduction de la complexité à notre portée et dont les leaders (Mathieu Bastian, Sébastien Heymann, Mathieu Jacomy) nous sont si proches qu’ils pourraient (presque) intégrer l’Atelier Iceberg dans une parfaite continuité avec leurs activités actuelles! Au delà, l’Atelier propose toujours des formations « sur mesure », dont une dédiée à la cartographie d’information. La nouveauté tient en l’ouverture d’une master class SigmaJS animée par Alexis Jacomy. Voilà une belle opportunité d’enrichir les pratiques de tous ceux qui développent en javascript et qui se tournent vers la cartographie d’information ou la visualisation de graphes.

MasterClassJS

 

L’aspect le plus important de cette nouvelle orientation de l’Atelier Iceberg vient de la mise en place d’une offre de veille et d’analyse de l’environnement concurrentiel. Il s’agit là de l’aboutissement (prévisible) du travail réalisé sur de nombreux sets de données depuis maintenant plus 18 mois. L’arrivée de l’expérimenté Frédéric Datchary n’y est pas étrangère. L’équipe de l’Atelier va donc se concentrer sur ces environnements concurrentiels qui sont des espaces stratégiques à l’évolution rapide, et souvent complexe à identifier. Les partenariats, les acquisitions, les fusions, les projets de coopération industrielle ou les stratégies liées à la propriété intellectuelle constitueront donc rapidement des terrains propices aux opérations d’analyse et de visualisation de l’information. L’Atelier Iceberg a donc précisément défini plusieurs scénarios de déploiement d’une activité de veille pour ses partenaires, que ces derniers disposent déjà, ou non, d’une équipe dédiée.

VeilleIceberg

L’Atelier dispose donc d’une équipe déjà rodée et efficace pour des opérations de veille scientifique, technologique ou légale. Il est donc temps pour la petite société de valoriser tout ce capital d’informations accumulées depuis un an et demi (sur les brevets, les articles scientifiques, les rapports techniques ou stratégiques, les documents web et qui concernent les acteurs du monde industriel et de la recherche dans les domaines de l’énergie, de la ville, des objets connectés ou de la santé). Ainsi, l’Atelier Iceberg me semble être allé très vite en termes de connaissances accumulées du milieu de l’industrie et de l’innovation en France. Si l’on ajoute les compétences natives de la jeune équipe en termes de visualisation et son intérêt pour les secteurs émergents des data (notamment les objets connectés ou les masses issues des usages des technologies comme la téléphonie mobile ou les données de parcours de santé), on peut parier qu’elle deviendra bientôt un acteur majeur du data design.