Voici le chapitres 3 des Chroniques du Web. Il reste encore quelques détails et coquilles je pense mais l’essentiel est là. J’ai choisi d’insister dans ce chapitre sur l’autre grande signature statistique d’un réseau comme le web, les phénomènes de hiérarchisation spontanée qui, avec la question des diamètres courts, permet d’appréhender plus précisément les questions de topologie. Evidemment, la question est là aussi vaste et peu aisée à manipuler étant donnée la supposée universalité du principe statistique de loi de puissance qui incarne, à lui seul, les mécanismes de hiérarchisation continue des systèmes distribués. Les adeptes des aspects mathématiques pourront se reporter au chapitre de l’ouvrage Network Science Book de V.-L. Barabasi accessible en ligne.

J’ai préféré aborder le sujet du point de vue local, en essayant de comprendre comment l’ouverture d’un simple blog (le mien en l’occurrence) peut renseigner précisément sur les mécanismes microscopiques qui finissent par produire à grande échelle des patterns massifs et aisément repérables dans les données comme les phénomènes de hiérarchisation. De ce point de vue, définir le web comme un écosystème documentaire n’a rien de fortuit et bien de propriétés semblent aujourd’hui communes avec les écosystèmes naturels et le principe de biodiversité. Et l’on peut même se demander si l’on peut encore définir comme un « système d’information » tant son caractère ouvert et distribué fait émerger des propriétés surprenantes…

chapitre3-hierarchie